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Les investisseurs souverains se ruent sur l’or et élargissent leur intérêt envers les entreprises qui adoptent l’IA

Échangeur autoroutier au crépuscule - vue aérienne

Points importants à retenir

Une nouvelle ruée vers l’or

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Les investisseurs des banques centrales augmentent leurs allocations en or alors que le dollar américain s’affaiblit et que la situation géopolitique stimule la demande d’actifs refuges.

Intelligence artificielle (IA)

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Les investissements dans l’IA se concentrent désormais sur l’adoption et les cas d’utilisation concrets afin de stimuler la productivité dans tous les secteurs.

Réorientation et préparation

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Les portefeuilles privilégient la résilience grâce à des tests de résistance plus rigoureux et à des stratégies de gestion des risques diversifiées.

La tendance mondiale à l’affaiblissement du dollar américain et à la fragmentation géopolitique croissante accélère la refonte structurelle de la gestion des réserves par les banques centrales, l’or s’imposant comme la couverture stratégique par excellence.

En avant-première de notre 14e édition de l’étude Invesco Global Sovereign Asset Management Study, qui paraîtra à l’été 2026, nous avons mené une brève enquête auprès d’un groupe sélectionné d’investisseurs souverains gérant un total de 800 milliards de dollars d’actifs. Cette enquête a recueilli les points de vue de banques centrales et de fonds souverains de différentes régions. Les résultats soulignent l’importance persistante de l’or, à la fois en tant qu’actif stabilisateur au sein des portefeuilles et en tant que couverture contre les risques géopolitiques.

La demande d’or se renforce dans un contexte de faiblesse du dollar et de risque de sanctions

Dans un contexte de dépréciation persistante du dollar américain et de préoccupations croissantes concernant le gel des actifs, les banques centrales réévaluent le niveau et la structure de leurs positions en or. Les dernières conclusions de l’enquête indiquent que l’or prend de plus en plus d’importance en tant qu’instrument stratégique de diversification, en particulier pour les institutions dont la flexibilité en matière de devises est limitée et qui doivent gérer leurs portefeuilles en période de tensions accrues.

Pourquoi l’or revient sur le devant de la scène

De nombreuses banques centrales associent désormais explicitement l’or à la résilience face aux sanctions, soulignant que l’or physique, en particulier lorsqu’il est détenu sur le territoire national, offre un niveau de protection contre le gel des actifs que les autres actifs de réserve ne peuvent égaler. Cette caractéristique a pris une importance accrue dans un contexte d’incertitude géopolitique croissante.

La forte performance des cours de l’or en 2025 a également ravivé les débats internes, les institutions reconnaissant leur volonté de ne pas « rater la reprise » une nouvelle fois. Les contraintes structurelles et politiques limitant la capacité des institutions à réduire leur exposition au dollar américain à court terme, beaucoup décrivent l’or comme le levier pratique et immédiat dont elles disposent dans leur boîte à outils de gestion des réserves.

Comment les banques centrales détiennent-elles l’or ?

À mesure que les allocations augmentent, le débat ne porte plus tant sur l’opportunité pour les banques centrales de détenir de l’or que sur la question plus opérationnelle de savoir comment elles doivent le détenir. Les banques centrales ont indiqué que les ETF aurifères sont de plus en plus considérés comme un moyen viable d’adapter efficacement leur exposition, en particulier lorsque la rapidité ou la flexibilité sont requises. Dans le même temps, l’or physique semble être la forme de détention privilégiée à long terme, en raison de considérations de souveraineté et des modalités de conservation. Pour certaines institutions, les sensibilités politiques liées au rapatriement constituent également un facteur qui influence la manière (et le lieu) de conservation des participations. Cet examen approfondi des options de mise en œuvre souligne une évolution plus large : l’or n’est plus considéré comme un simple actif symbolique ou traditionnel, mais fait l’objet d’une gestion dynamique en tant que participation stratégique au sein des portefeuilles de réserves.

« Les discussions de cette année révèlent un tournant clair : les banques centrales ne se demandent plus s’il faut détenir de l’or, mais comment en augmenter les volumes et le stocker. Il s’agit là d’un changement profond dans la mentalité des institutions. » — Rod Ringrow

La dynamique de l’IA s’étend au-delà des géants de la tech alors que les investisseurs souverains réorientent leurs priorités

Les entretiens menés dans le cadre de l’enquête montrent que l’IA revêt une importance croissante, puisqu’elle reste le domaine thématique qui connaît la croissance la plus rapide dans les portefeuilles des fonds souverains ; toutefois, son centre de gravité se déplace des « créateurs » vers les « utilisateurs », avec un intérêt grandissant pour les cas d’utilisation concrets. Les investisseurs souverains décrivent l’IA comme une « couche habilitante » qui s’étend désormais bien au-delà d’un groupe restreint de valeurs technologiques, élargissant ainsi l’éventail d’opportunités à travers les secteurs et les catégories d’actifs.

La prudence reste de mise face à une éventuelle bulle de l’IA

Malgré cette dynamique, les investisseurs souverains restent disciplinés. Les préoccupations liées à des valorisations élevées et à la concentration des indices de référence (notamment dans le secteur technologique américain) continuent de tempérer l’enthousiasme, plusieurs personnes interrogées anticipant un cycle bien connu : une forte accélération portée par un narratif dominant, suivie d’une phase de correction. Comme l’a fait remarquer un fonds souverain de la région APAC : « Il pourrait y avoir d’abord une phase de bulle, puis les grands gagnants émergeront ».

Gestion des risques liés à la sécurité et à la prise de décision

Sur le plan opérationnel, l’adoption de l’IA au sein des institutions souveraines se développe, mais dans des limites strictes. Jusqu’à présent, les principaux gains proviennent de l’amélioration de la productivité et du flux de travail (synthèse de la recherche, assistance à la rédaction et efficacité du codage) plutôt que de la prise de décision en matière d’investissement. Cela est en partie dû aux contraintes de gouvernance liées aux données sensibles, qui poussent de nombreuses organisations à mettre en place des environnements d’IA réservés à un usage interne et à exercer un contrôle strict sur l’utilisation des modèles.

Ces cadres de gouvernance, axés sur la sécurité, la traçabilité et la stabilité opérationnelle, incitent les institutions à déployer l’IA avec prudence et méthode. L’IA aide les équipes à travailler plus rapidement et plus efficacement, mais la plupart d’entre elles ne lui font pas encore suffisamment confiance pour orienter les décisions du portefeuille, ce qui reflète les exigences élevées en matière de gestion des risques dans les mandats des investisseurs souverains et des banques centrales.

La résilience s’impose comme une priorité d’investissement déterminante pour 2026

Dans un contexte de régimes macroéconomiques changeants et d’incertitude géopolitique accrue, les institutions donnent la priorité à des stratégies conçues pour résister à un éventail plus large de conditions de marché.

Les investisseurs souverains ont signalé un recours accru aux tests de résistance améliorés et à l’analyse de scénarios. Cette approche reflète une tendance plus large à la constitution de portefeuilles capables d’absorber les chocs tout en maintenant une stabilité à long terme.

Se préparer au changement

Un thème clé qui ressort des entretiens est l’importance croissante accordée à la diversification des facteurs de risque sous-jacents. Les investisseurs souverains réévaluent les hypothèses traditionnelles concernant la corrélation et la liquidité, afin de s’assurer que leurs portefeuilles sont mieux positionnés pour faire face aux changements structurels du marché et aux perturbations inattendues.

Sur les marchés privés, les fonds souverains considèrent les marchés secondaires comme un outil de résilience de plus en plus important, un moyen d’ajuster leurs expositions sans renoncer à leurs allocations. Il en résulte un portefeuille plus « flexible », pouvant être ajusté et rééquilibré à mesure que les conditions évoluent.

« La résilience n’est plus seulement une posture défensive. Elle devient une composante de plus en plus importante de la conception des portefeuilles pour les investisseurs souverains. » — Rod Ringrow

Cette étude a été réalisée préalablement à l’enquête Invesco Global Sovereign Asset Management Study 2026, qui sera publiée à l’été 2026.

  • Risques d’investissement

    La valeur des investissements et des revenus fluctue (cela peut être en partie dû aux fluctuations des taux de change) et les investisseurs peuvent ne pas récupérer la totalité du montant investi.

    Information importante

    Il s’agit de matériel marketing et non de conseils financiers. Il ne s’agit pas d’une recommandation d’achat ou de vente d’une classe d’actifs, d’un titre ou d’une stratégie particulière. Les exigences réglementaires qui exigent l’impartialité des recommandations d’investissement/de stratégie d’investissement ne sont donc pas applicables, pas plus que les interdictions de négociation avant publication. Les points de vue et opinions sont basés sur les conditions actuelles du marché et sont susceptibles de changer.

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