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Découvrez notre analyse du récent délestage dans le secteur de l’intelligence artificielle, de la possibilité d’une remontée des Fêtes et de l’économie en K.
Le président américain Donald Trump a dévoilé de nouveaux droits de douane d'une grande ampleur lors de son annonce du « Jour de la Libération » le 2 avril.
Nous anticipons une volatilité importante et une pression à la baisse sur les actifs risqués à court terme.
Le Canada et l’Europe envisagent d’augmenter leurs dépenses, ce qui devrait profiter à leur économie et à leurs industries.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a dévoilé de nouveaux tarifs douaniers radicaux dans son annonce du Jour de la libération, le 2 avril, qui s’ajoutent à la liste des tarifs déjà annoncés au cours des premières semaines de son deuxième mandat. Les droits de douane du 2 avril se divisent en deux parties1 :
Les réactions ont commencé peu après l’annonce de Trump. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré : « Nous finalisons déjà le premier ensemble de contre-mesures en réponse aux droits de douane sur l’acier, et nous nous préparons maintenant à d’autres contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos entreprises en cas d’échec des négociations. » 3
Pour mettre en perspective l’intensification des guerres commerciales, nous avons demandé l’avis de divers experts mondiaux d’Invesco. La situation évolue, et nous continuerons de faire le point avec d’autres perspectives.
Le risque de récession augmente chaque jour où ces droits de douane élevés sont en vigueur. Nous prévoyons une volatilité importante et des pressions à la baisse sur les actifs risqués à court terme. Le risque de stagflation aux États-Unis a également augmenté.
La bonne nouvelle est qu’il y a des dates de mise en œuvre décalées, ce qui appuie la théorie selon laquelle ces tarifs sont utilisés comme un outil de négociation et ne devraient pas être de nature à long terme. Certains pays ont indiqué qu’ils réduiront les droits de douane qu’ils appliquent aux importations américaines.
À court terme, des pressions à la baisse importantes seront probablement exercées sur les actions américaines et les actions des pays où les droits de douane sont élevés. Nous nous attendons à ce que le dollar américain se déprécie, car la croissance ralentit et la demande d’actifs libellés en dollars diminue, ce qui devrait réduire le déficit commercial. Nous prévoyons que le cours de l’or continuera d’augmenter en raison de l’incertitude géopolitique et économique. Nous pensons que les actions européennes et chinoises pourraient bien se comporter, en supposant que les mesures de relance budgétaire aideront à soutenir la croissance économique.
Pour les investisseurs dont l’horizon de placement est à court terme, nous croyons qu’il serait prudent d’opter pour l’aversion pour le risque. Ceux qui ont un horizon de placement à long terme peuvent envisager de profiter des ventes massives afin d’accroître leur exposition aux actifs risqués, de mettre les liquidités sur la touche et de demeurer bien diversifiés.
Les espoirs à l’approche du « Jour de la libération » étaient doubles : premièrement, que les droits de douane ne soient pas aussi élevés que prévu et, deuxièmement, que les marchés retrouvent de la clarté. Malheureusement, aucun de ces espoirs ne s’est concrétisé. L’incertitude persiste sur les marchés, car nous attendons de savoir quels pays imposeront des représailles tarifaires aux États-Unis et lesquels chercheront à faire des concessions à l’administration Trump en échange d’une baisse des tarifs.
Les droits de douane entraînent des résultats économiques moins optimaux, purement et simplement. Même si nous pouvons débattre de la question de savoir s’ils en valent le coup pour la rentabilité des entreprises et la hausse des prix des biens de consommation, au bout du compte, quelqu’un doit payer. Je m’attends à ce que l’économie américaine ralentisse davantage, et plus les droits de douane sont en place longtemps, plus le risque est grand pour le cycle économique américain. La hausse des prix pourrait aussi empêcher la Réserve fédérale américaine de réagir énergiquement pour contrer la faiblesse de l’économie. Il est difficile de présenter des arguments convaincants en faveur des actions américaines ici, à moins qu’un changement important ne se produise dans les échanges commerciaux et la politique monétaire.
Les droits de douane américains sur les exportations canadiennes (automobiles, acier, bois d’œuvre, etc.) auront une incidence profonde sur l’économie canadienne. Il faudra du temps pour établir de nouveaux partenaires commerciaux et, pour de nombreux biens (comme le pétrole), les États-Unis sont destinés à demeurer le principal marché d’exportation du Canada. Certains secteurs seront plus durement touchés que d’autres, et nous prévoyons que les difficultés se répercuteront sur de nombreuses collectivités. Par exemple, la ville de Windsor (qui se trouve de l’autre côté de la rivière à partir de Detroit) pourrait être dévastée par des droits de douane ou une réduction de la production automobile au Canada. Le Canada devra se concentrer sur l’encouragement des nouveaux investissements des entreprises, l’amélioration de la productivité, la promotion de l’innovation et l’élargissement des alliances commerciales et de sécurité. Il y a maintenant un nouveau sentiment d’urgence au Canada pour développer ses vastes ressources naturelles, investir dans les infrastructures et accroître les dépenses militaires nationales afin de soutenir l’économie pour les années à venir. Je m’attends à ce que ces dépenses soient positives pour l’industrie canadienne et puissent présenter des occasions de croissance à long terme intéressantes pour certaines entreprises canadiennes.
Dans la foulée de l’annonce de Trump concernant les droits de douane et de la réponse mondiale, l’incertitude entourant la politique monétaire devrait persister et la volatilité devrait être élevée. La mise en œuvre énergique des droits de douane compromet également les attentes d’accélération de la croissance des bénéfices en 2025 et pourrait retarder une reprise des bénéfices.
À mon avis, tout cela renforce les arguments en faveur de la détention de titres affichant des facteurs défensifs comme la faible volatilité, la qualité et le rendement. De plus, le contexte des tarifs pourrait changer rapidement, de sorte que la possibilité de participer à la vigueur du marché tout en atténuant le risque de baisse devrait être intéressante, à mon avis. La saga des tarifs nous rappelle que les facteurs peuvent être utilisés de façon tactique et stratégique pour aider à créer un portefeuille plus durable.
Que signifient les annonces de Trump concernant les droits de douane pour l’Europe? En ce qui concerne le produit intérieur brut (PIB), les hausses de 20 % des droits de douane pour l’Europe pourraient-elles largement compenser l’incidence positive attendue des récentes annonces de dépenses de l’Allemagne en 2025? Cela nous semble un peu audacieux, mais de toute évidence, les tarifs auront une incidence importante cette année s’il n’y a pas de renégociation. Cela dit, c’est en partie parce que les États-Unis sont devenus plus antagonistes au départ que l’Europe a commencé à mettre en place des plans de dépenses supplémentaires – le plan de défense ReArm et le plan allemand d’infrastructures et de défense.
De plus, n’oubliez pas qu’il s’agit d’un changement graduel des niveaux tarifaires, ce qui signifie qu’il s’agit largement d’un effet sur un an. Par conséquent, nous nous attendons à des difficultés à court terme, mais à mesure que l’offre et la demande s’ajustent à la hausse des prix, l’incidence des tarifs devrait être modeste par la suite. Une résolution rapide est donc essentielle.
Pour l’Europe, cela ne fait que souligner l’importance de devenir plus autosuffisant. La gravité des hausses tarifaires ne fait que renforcer ce message. Heureusement, l’Europe relève le défi. Cela signifie que nous sommes convaincus que les perspectives à moyen et à long terme du PIB sont nettement meilleures qu’elles ne l’ont été depuis la crise financière mondiale. L’un des principaux problèmes des dix dernières années a été le manque d’investissements gouvernementaux, en particulier en Allemagne. Toutefois, nous nous attendons à ce que la croissance convenable se poursuive en Europe du Sud et, mettant de côté l’incidence des droits de douane, nous nous attendons à ce que les programmes budgétaires de l’Allemagne ajoutent de 1 % à 2 % au taux de croissance du PIB en temps opportun. Il nous semble donc qu’au moins les deux tiers de l’Europe sont bien placés pour croître à moyen terme.
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Le repli a été concentré dans les titres de croissance à mégacapitalisation, même si bon nombre d’entre eux ont affiché de solides bénéfices. Nous sommes d’avis que cela témoigne du scepticisme à l’égard des évaluations élevées.
Selon nous, le secteur de l’intelligence artificielle n’est pas encore une bulle, mais les meilleures occasions potentielles en matière d’actions pourraient se trouver en dehors des mégacapitalisations.
Renseignements importants
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Image : serts/Getty
Tout placement comporte un risque, y compris un risque de perte.
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Le présent document ne constitue pas une recommandation d’une stratégie ou d’un produit de placement destinés à un investisseur en particulier. L’investisseur devrait consulter un spécialiste des placements avant de prendre une décision de placement.
De façon générale, la valeur des actions fluctue, parfois beaucoup, à la suite d’activités propres à la société concernée ou en fonction des conditions du marché, de l’économie ou de la situation politique.
Les risques liés aux placements dans des titres d’émetteurs étrangers, y compris sur les marchés émergents, peuvent inclure les fluctuations de change, l’instabilité économique et politique et les particularités fiscales des pays étrangers.
Les placements dans des sociétés situées dans la Chine élargie ou qui y exercent leurs activités sont exposés aux risques suivants : nationalisation, expropriation ou confiscation de biens, difficulté à obtenir ou à faire appliquer des jugements, modification ou interruption des réformes économiques, conflits militaires et dépendance de la Chine à l’égard des économies d’autres pays asiatiques, dont bon nombre sont des pays en développement.
Les fluctuations des prix de l’or et des métaux précieux peuvent avoir une incidence sur la rentabilité des sociétés du secteur de l’or et des métaux précieux. L’évolution des conditions politiques ou économiques dans les pays où se trouvent des sociétés du secteur de l’or et des métaux précieux pourrait avoir une incidence directe sur le prix de l’or et des métaux précieux.
Les placements dans des instruments immobiliers peuvent fluctuer en fonction de facteurs économiques, juridiques ou environnementaux qui se répercutent sur la valeur des biens, les loyers ou les taux d’occupation des immeubles. Les entreprises immobilières, y compris les FPI ou des structures similaires, sont généralement des sociétés à petite ou moyenne capitalisation et leurs actions peuvent être volatiles et peu liquides.
Le produit intérieur brut (PIB) est un indicateur général de l’activité économique d’un pays qui mesure la valeur monétaire de tous les biens finis et services produits dans ce pays au cours d’une période donnée.
Un actif risqué est généralement décrit comme un titre ou un instrument financier qui comporte des risques et dont le prix est susceptible de fluctuer.
L’aversion pour le risque désigne le comportement des cours en raison des changements de la tolérance au risque des investisseurs; les investisseurs ont tendance à privilégier les placements à faible risque lorsqu’ils perçoivent le risque comme étant élevé.
La stagflation est une conjoncture économique caractérisée par une croissance économique lente et une hausse des prix.
Un déficit commercial est une mesure économique du commerce international selon laquelle les importations d’un pays dépassent ses exportations. Par conséquent, un déficit commercial représente des sorties de monnaie locale vers les marchés étrangers.
Les flux de trésorerie correspondent au montant net de la trésorerie et des équivalents de trésorerie générés par une entreprise.
L’assouplissement monétaire fait référence à la baisse des taux d’intérêt et des ratios de dépôts par les banques centrales.
La Commission européenne est l’organe exécutif de l’Union européenne. Elle prend des décisions sur l’orientation politique et stratégique de l’UE.
Les opinions exprimées ci-dessus sont celles de l’auteur en date du 3 avril 2025. Les présents commentaires ne doivent pas être interprétés comme des recommandations, mais comme une illustration de thèmes généraux. Les énoncés prospectifs ne garantissent pas les résultats futurs. Ils comprennent des risques, des incertitudes et des hypothèses; il n’est pas garanti que les résultats réels ne seront pas considérablement différents des attentes.
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