Coordination des régimes enregistrés – une quête de toute une vie
Un bon plan financier à long terme doit être tactique et stratégique, et utiliser les caractéristiques et les avantages du REER/FERR et du CELI. L’objectif est de maximiser la capacité de réaliser des économies d’impôt absolues grâce à la coordination entre le REER/FERR et le CELI tout au long de la vie.
Au début de leur carrière, les particuliers sont généralement plus susceptibles d’être imposés à un TIM peu élevé en raison de leurs revenus faibles. D’après notre discussion précédente, l’idéal serait de cotiser au CELI à ce stade.
À mesure qu’une personne progresse dans sa carrière, l’augmentation de son revenu entraîne une augmentation de son TIM, ce qui fait en sorte que l’instrument de placement privilégié pour les nouvelles cotisations devient le REER plutôt que le CELI. En fait, il pourrait s’agir d’une bonne occasion de « déplacer » l’épargne existante du CELI dans le REER afin de maximiser la possibilité d’arbitrage fiscal. Le montant des retraits d’un CELI peut être recouvré sous forme de droits de cotisation ajoutés l’année suivante. Dans la mesure du possible, les cotisations à un REER sont prioritaires par rapport au CELI, à moins qu’il soit possible de cotiser aux deux comptes.
Nous voulons aussi mentionner le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), qui combine le meilleur du REER et du CELI. Les occasions de planification fiscale sont nombreuses ici, les cotisations à un CELIAPP étant déductibles d’impôt et n’exigeant pas de revenu gagné comme c’est le cas pour les cotisations à un REER. Les cotisations au CELIAPP peuvent être financées par de nouveaux fonds ou à partir de fonds déjà détenus dans un CELI. Le revenu de placement tiré d’un CELIAPP est libre d’impôt et les retraits de tout le revenu de placement et des cotisations sont également libres d’impôt pour les retraits admissibles utilisés pour acheter une maison. Bien que les caractéristiques et les avantages du CELIAPP ne soient pas abordés ici, il existe des conditions d’admissibilité à l’établissement d’un CELIAPP et aux retraits libres d’impôt. Enfin, si le CELIAPP n’est pas nécessaire ou admissible à la date d’expiration du régime, un transfert libre d’impôt dans le REER est autorisé et n’exige ni n’utilise de droits de cotisation au REER!
Un transfert à un FERR est requis lorsque le REER expire le 31 décembre de l’année où le rentier du REER atteint l’âge de 71 ans. Veuillez noter qu’un transfert au FERR peut avoir lieu avant et que cela présente certains avantages en ce qui a trait aux versements minimums obligatoires et aux occasions de fractionnement du revenu.
Une fois dans la phase de distribution (à la retraite), un changement pourrait de nouveau être avantageux, c’est-à-dire rediriger les retraits « excédentaires » du FERR vers le CELI, y compris le nouveau revenu après impôt gagné, en supposant que la personne continuera d’être imposée à un TIM peu élevé. À titre de rappel, un CELI n’expire jamais. Le régime peut demeurer actif et les cotisations régulières peuvent se poursuivre bien après la retraite, à quelque fin que ce soit.
Les retraits d’un FERR et d’un CELI répondent aux besoins de revenu de retraite, mais le CELI offre une plus grande souplesse. Avec l’ajout du CELIAPP, ces régimes peuvent ensemble répondre aux besoins d’une vie et de la retraite de façon fiscalement avantageuse. Le principal avantage est de tirer parti des régimes pour éviter l’impôt périodique qui serait autrement payé sur le revenu de placement généré dans un régime non enregistré. Comme un régime enregistré ne comporte aucun « fardeau fiscal », le produit fructifie généralement à un taux supérieur à celui d’un compte non enregistré imposable. Au moment du retrait des fonds d’un régime enregistré, votre TIM déterminera dans quelle mesure vous avez bien tiré parti de l’occasion d’arbitrage fiscal.