Point de vue

Opportunités alternatives pour les assureurs

Globe terrestre projetant une ombre

Dans le contexte actuel où les rendements des marchés privés restent attractifs, où les marchés de capitaux commencent à s’ameliorer et où les cadres réglementaires deviennent plus favorables, les assureurs français continuent d’affiner leur répartition des actifs des marchés privés en mettant l’accent sur la durabilité des revenus, l’optimisation du capital et l’alignement du bilan actif-passif.

Crédit privé

Nous conservons une approche constructive en matière de crédit privé (prêts directs de premier rang), portés par un marché du capital‑investissement toujours en hausse et par des durées de détention plus longues qui soutiennent la demande de financement. Compte tenu de son profil défensif, de ses taux révisables et de l’avantage pris par les spreads par rapport au crédit public, le crédit privé reste particulièrement intéressant pour les portefeuilles de produits d’assurance. 

La dette immobilière et la dette des infrastructures sont également attrayantes, la dette immobilière bénéficiant d’une stabilisation des marchés d’actions et de revenus courants élevés, tandis que la dette des infrastructures est portée par des facteurs favorables à long terme liés à la numérisation et à la transition énergétique. Considérées ensemble, ces stratégies offrent aux assureurs des rendements ajustés au risque attrayants et des rendements en capital solides, notamment par rapport au cadre réglementaire européen Solvabilité.

Capital-investissement

Nous maintenons notre sous-pondération sur le capital-investissement en raison de son intensité de capital plus élevée et de sa moindre optimisation de bilan par rapport au crédit privé. Cependant, la réouverture des marchés de capitaux et les réserves de capital de plus en plus anciennes accélèrent le déploiement depuis le second semestre 2025, ce qui favorise une sélection d’opportunités plus resserrées parmi les rachats par endettement (LBO) et les stratégies de croissance. 

Les propositions d’amendements du cadre Long Term Equity (LTE) de Solvabilité II, prévues d’ici janvier 2027, pourraient améliorer sensiblement le rendement du capital des expositions aux actions éligibles, soutenant ainsi certaines hausses des allocations de capital-investissement de base.

Actifs réels:

Nous augmentons légèrement notre exposition aux actifs réels, en particulier dans l’immobilier et les infrastructures, à mesure que les valorisations se stabilisent et que l’activité des transactions se développe. 

  • Dans l’immobilier, la reprise de plus en plus portée par les bénéfices favorise des stratégies Core et Core Plus avec des rendements durables et une croissance solide du bénéfice net d’exploitation, un profil attrayant dans un contexte de croissance plus lente et de taux plus élevés.
  • Les infrastructures restent une allocation stratégique clé pour l’assurance-vie en France. Elle sont portées par des facteurs favorables contemporains, notamment la numérisation, le développement des centres de données et les besoins en énergie et en technologies de transmission. Elles pourraient générer des flux de trésorerie stables, à duration longue, souvent corrélés à l’inflation, en adéquation avec le profil des passifs de rentes. 

Du point de vue du cadre Solvabilité, les infrastructures, la dette immobilière et l’immobilier de base restent plus efficients en capital que les actions, les amendements LTE pouvant potentiellement améliorer le traitement des actions d’infrastructure éligibles.

  • Risques d'investissement

    La valeur des investissements et des revenus fluctuent (cela peut être en partie dû aux fluctuations des taux de change) et les investisseurs peuvent ne pas récupérer la totalité du montant investi.

    Information importante

    Données au 23/03/2026, sauf indication contraire. Les points de vue et les opinions sont basés sur les conditions actuelles du marché et sont susceptibles de changer. Il s'agit de matériel promotionnel et non de conseils financiers. Il ne s’agit pas d’une recommandation d’achat ou de vente d’une classe d’actifs, d’un titre ou d’une stratégie particulière. Les exigences réglementaires qui exigent l’impartialité des recommandations d’investissement/de stratégie d’investissement ne sont donc pas applicables, pas plus que les interdictions de négociation avant publication.

    EMEA5250683/2026